01 février 2007
Préjugés sociaux & lithographie préhistorique


Les genres artistiques obéissent à trois conventions sociales :
* le nombre
* les activités
* le choix des animaux représentés.
La fresque ci-dessus montre l'erreur que les peintres commettaient au XIXème siècle : tout mélanger.
* Sur le nombre : insérer le plus possible d'animaux ( les prédateurs et leurs proies ; ceux des lacs et des montagnes ...). Bien qu'il ait un sens pédagogique à cette oeuvre picturale, elle ne décrit pourtant pas la réalité préhistorique naturelle.
* Sur les activités : la prédation se révèle être l'activité des dinosaures la plus représentée.
* Sur le choix des animaux : Les vertébrés sont les principaux acteurs de la fresque. Il s'agit là d'un ensemble pléthorique qui déforme encore une fois la réalité chronologique.
Cette peinture murale de Rudolph Zallinger démontre ainsi une déformation de la réalité naturelle au profit d'un ensemble presque humoristique des dinosaures à la fois par un nombre étonnamment élevé d'animaux, une prédation omniprésente et une mise en avant de fausses impressions.
Comment comprendre cette tendance à mélanger toutes les périodes géologiques ?
1) Les anglais de l'époque victorienne appréciaient la description d'une nature féroce, avec une mise en lumière des "crocs et griffes rouges de sang".
2) On ne retient que l'histoire des vertébrés parce qu'ils sont un exemple intéressant au sein de la totalité. Toutefois, les invertébrés et vertébrés primitifs peuplent encore notre monde, le couvrant à 70 %.
3) La plus grande partie de l'histoire s'est retrouvée comprimée en quelques images, les artistes ne prenant pas en compte les durées écoulées. Concernant les invertébrés, ils ne sont pas représentés dans leur habitat naturel ( sous l'eau ) car les préjugés sociaux se reportent à la conviction datant du XVIIème siècle selon laquelle ils sont abandonnés sur le rivage.
