04 juin 2006
paleoanthropologie
Il s'agit de la branche de l'anthropologie physique qui étudie l'évolution de l'homme, l'anthropologie physique étant la science qui étudie la morphologie, la physiologie des groupes humains et les bases biologiques des comportements humains, cela en comparaison avec la primatologie ( notamment les grands singes asiatiques et africains ). Son but est de comprendre le processus évolutif qui a conduit l'homo sapiens à la diversité génétique et à l'humanité. Ces études sont complétées par les avancées en génétique des populations.
Les hypothèses de la paléoanthropologie ne font pas souvent l'unanimité du fait que cette science dispose de matériel fossile fragmentaire peu abondant.
02 juin 2006
ammonites
Groupe de mollusques ayant conquis les mers du Dévonien jusqu'à la fin du crétacé, il n'en reste actuellement que des fossiles. La coquille se présente sous une seule pièce sous forme de cône, le plus souvent involute ( spirale ). On distingue le phargmocône qui constitue la partie intérieure divisée en loges, et la chambre d'habitation où vit l'animal adulte. Dix mille espèces ont été recensées, dont certaines atteignaient 2m50 de diamètre.
Deux théories voient le jour au sujet de l'origine des ammonites :
1) Dérivation d'un groupe de Nautiloidés
2) Dérivation des Bactritidés.
Ces deux thèses sont incompatibles car l'une aurait un siphon médian à coquille involute, l'autre aurait une coquille rectiligne avec siphon ventral. Quoi qu'il en soit, les ammonites apparaissent au Dévonien inférieur avec des formes à siphon ( tube respiratoire chez les mollusques ) ventral et à suture (ligne d'insertion des cloisons transversales sur les parois ) simple. Ils constituent l'ordre des Goniatitida et apparaissent par la suite des sutures plus complexes. Ils se développent numériquement au Carbonifère.
Les ammonites disparaissent brutalement. Diverses thèses tentent d'expliquer ce phénomène : changement de climat, prédateurs nombreux, épidémies, changements dans la répartition du domaine marin, plaques tectoniques...etc.
25 mai 2006
tétrapodes
Les tétrapodes sont des vertébrés marins ou terrestres dont le squelette comporte deux paires de membres munis de doigts ( apparents ou atrophiés ). Ils témoignent d'une adaptation primitive à la marche, tels que les amphibiens, les reptiles, les oiseaux et les mammifères.
Ils possèdent deux membres postérieurs, deux membres antérieurs, similiaires aux nageoires paires des poissons. On distingue également un humérus, un fémur, un tibia, un péroné, des phalanges, des métatarses. Ce shéma a subi de nombreuses variations selon l'adaption des tétrapodes à divers modes de locomotion ( vol, nage, enfouissement...).
Les premiers tétrapodes sont apparus il y a 365 millions d'années, c'est-à-dire au Dévonien supérieur. Les deux paires de membres susdites ( antérieurs et postérieurs ) sont d'abord apparus chez les organismes aquatiques, ce qui a permis plus tard un déplacement hors de l'eau. Mais comment un membre servant à nager peut-il se transformer en un membre servant à marcher ? Les tous premiers tétrapodes n'avaient pas un nombre de doigts et orteils fixés à cinq, mais à sept. Par exemple, l'Eusthenopteron pouvait marcher à l'aide de ses nageoires antérieures, les balançant d'avant en arrière pour se traîner sur les plaques de boue des mares en train de s'assécher. Mais pour que ce mouvement puisse se transformer complètement en marche, il a fallu que s'opère un autre changement : celui de soulever le poids du corps au-dessus du sol.
23 mai 2006
reptiles marins
Les dinosaures ne vivaient pas exclusivement sur la terre ; de nombreux reptiles peuplaient les mers. Certains pouvaient atteindre jusqu'à 25 mètres de longueur. Leurs formes variaient.
* Le lioplorodon : reptile marin carnivore pesant 100 tonnes et mesurant 25 mètres. Ses nageoires mesuraient 4 mètres et ses dents formaient des rosaces à la pointe de son museau. C'est l'un des plus grands prédateurs marins.
* Elasmosaure : reptile vivant dans les mers du jurassique il y a 200 millions d'années. Trouvés en angleterre et en allemagne, ils parcouraient les mers peu profondes à la recherche de petits poissons. Le cou mesurait 8 mètres de long et contenait 71 vertèbres. Ils ont développé des ailerons longs et étroits ainsi qu'une courte queue qu'ils faisaient battre verticalement. Leur absence de cuirasse faisaient d'eux des proies faciles lors de leur remontée sur la plage au moment de la ponte.
* Ichyosaure : mesurant entre 7 et 10 mètres, il a vécu entre - 150 et 70 millions d'années au jurassique. Ressemblant à un poisson à sa façon de nager, il a parcouru les mers en se nourrissant de bancs de poissons en eau peu profonde à proximité des continents. Doté d'un aileron dorsal, d'un corps fuselé et d'une queue puissante mais souple, il était probablement véloce et capable d'acrobaties impressionnantes sous l'eau et hors de l'eau. Pour repérer sa proie, il se servait de ses grands yeux et de ses os massifs de ses oreilles qui lui transmettaient les sons marins. Il ne pouvait rester longtemps en apnée, du coup il devait remonter à la surface régulièrement pour respirer.
* Tylosaure : reptile carnivore du crétacé, il se rapprochait des varans actuels. La mâchoire inférieure, dotée d'articulations supplémentaires, permettait une large ouverture de la gueule, munie de grandes dents coniques et tranchantes. Il se nourrissait essentiellement de poissons, mais aussi de plésiosaures, d'ichyosaures et de tortues.
21 mai 2006
paleoclimatologie
La paléontologie s'est diversifiée en de nouvelles disciplines interconnectées, dont la paléoclimatologie. Déjà, qu'est-ce que la climatologie ? Comme son nom l'indique, il s'agit de l'étude du climat en tant qu'état général de l'atmosphère résultant de la succession des différentes conditions météorologiques sur une longue période dans une région donnée. La climatologie s'appuie sur des relevés météorologiques historiques, comme sur des mesures relevées par satellite, le recul des glaciers, l'épaisseur du manteau neigeux, l'analyse chimique de l'air emprisonné dans la glace...La connaissance de nombreux paramètres, comme l'influence des gaz à effet de serre, la température à différentes altitudes, l'évaporation océanique permet d'anticiper les changements du climat que l'on peut prévoir à plus ou moins long terme.
La paléoclimatologie est donc une science qui étudie la climatologie, mais sur les ères passées sur des milliers d'années. Ce qu'on entend par le terme "ère" est une division du temps utilisée à l'échelle des temps géologiques : ères primaire, secondaire, tertiaire, quaternaire. Il n'est pas question ici de "calendrier".
Cette science a pour principale technique la dendrochronologie, autrement dit l'analyse d'un échantillon de bois permettant de déduire les conditions climatiques. En prenant des échantillons sur divers sites, ayant poussé à des époques différentes mais se regroupant, il est possible de recomposer une séquence sur plusieurs siècles et de recréer une chronologie de référence. L'idéal serait bien sûr d'avoir une tranche d'arbre multicentenaire.
20 mai 2006
la terre
Les paléontologues travaillent souvent avec des anthropologues ( spécialistes des hominidés ) car les ossements découverts, avant d'être analysés en laboratoire, peuvent appartenir à différentes espèces. Homme ou animal, il faut situer selon le contexte. Ce contexte est l'évolution de la terre.La terre commença à se former il y a 4.5 milliards d'années. Tout d'abord le Big Bang qui consiste en une activité volcanique et sismique intense où la vie était impossible. Celle-ci n'apparaît que vers - 3.8 milliards d'années avec les bactéries, simples cellules d'organismes procaryotiques ( cf note sur les eucaryotes ). Puis vers - 2 milliards d'années apparaissent les eucaryotes, cellules à noyau. Ce n'est que vers - 555 millions d'années que la vie se diversifie sous forme d'éponges, de méduses, d'algues...La taille des organismes augmente. 20 millions d'années plus tard, on assiste à la fabrication de coquilles et à l'apparition de certains invertébrés marins. Vers - 410 millions d'années, les animaux sont majoritairement des acariens, des scorpions et des insectes ; les plantes sont très simples en ce sens qu'elles n'ont pas de racines et se situent près de l'eau. 20 millions d'années, on assiste à la fabrication de coquilles et à l'apparition de certains invertébrés marins. Vinrent par la suite les premiers mammifères, vers - 200 millions d'années, descendants des reptiles. Leurs caractéristiques étaient d'avoir un sang chaud et des poils. Le problème, c'est que vers - 250 millions d'années une baisse notable du niveau des eaux et une explosion volcanique font disparaître de nombreuses espèces. Seuls survivent quelques reptiles mammaliens. Ensuite vint l'ère des dinosaures, qui dura jusqu'à - 65 millions d'années, où ils régnèrent en maître avec les lézards, les serpents et les crododiles jusqu'à l'impact avec une météorité qui les extermina. C'est seulement vers - 55 millions d'années qu'on a retrouvé les premières traces de primates car pendant ce vide écologique, les mammifères vont se développer. Quant aux hominidés, on a retrouvé à Toumai l'un d'entre eux qui datait de - 7 millions d'années.
18 mai 2006
mythes & dinos
La paléontologie est une science récente ( par ailleurs inaugurée comme telle par le zoologiste français Georges Cuvier au XIX ème siècle ). Pourtant les dinosaures sont très anciens. Attribuer à un animal un reste d'os ou de dent n'est pas aisé, alors bon nombre de savants pensaient jadis que les restes de dinosaures étaient les restes d'êtres mythologiques.Les premières descriptions d'ossements de dinosaures proviennent de chine et sont mentionnées dans des manuscrits vieux de 1700 ans.
* La légende du griffon : créature dotée d'un corps de lion, d'une tête, de griffes et d'ailes d'aigle comme gardienne de trésors. En vérité, il s'agit de squelette de proceratops, animal herbivore ayant vécu au crétacé supérieur, mesurant entre 1.8 et 2.7 de long et pesant 177 kilos. Il ressemblait à un cochon.
Il était doté d'un bec puissant, ce qui lui permettait de protéger ses petits. Ses membres antérieurs étaient certainement tournés vers l'extérieur, écartés, un peu étalés ; ses membres postérieurs étaient droits, forts.
* En 1677, Robert Plot fut le premier à réaliser le dessin d'un os de dinosaure. Après avoir pensé qu'il s'agissait d'un éléphant amené par les romains en Angleterre, il fut conclu de manière erronée que cet os appartenait à un géant. En vérité il était question d'un fragment de fémur d'un dinosaure carnivore.
Il en a été de même avec les dragons. Des créatures légendaires mais fausses. Il s'agissait tout bonnement d'os de dinosaures enrobés de mythes et de peurs collectives.
17 mai 2006
musée d'histoire naturelle
Un peu d'histoire...
Le Museum d'Histoire Naturelle est une institution française dont les buts sont de conserver les collections scientifiques, la recherche, la formation à la recherche et la diffusion de la culture scientifique.
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En 1635 est crée le Jardin royal des plantes médicinales, l'un des plus anciens établissements scientifiques. C'est au XVIII ème siècle que l'activité se transforme en histoire naturelle. A partir de la Révolution le poste d'intendant est remplacé par la fonction de directeur. Au cours de la moitié du XIX ème siècle le Museum connait une période de prospérité avec la nomination en 1836 du chimiste Eugène chevreul, connu pour ses recherches sur les matières grasses animales, et se tourne vers les sciences expérimentales. Cela prend fin avec Alfonse Milne-edwards, un zoologiste français connu pour ses travaux sur l'ornithologie, en 1890.
Au XX ème siècle, le Museum connaît une expansion de ses activités dont celles liées à la mer, l'envrionnement, la faune et la flore. En 1994 la galerie de zoologie se transforme en galerie de l'évolution construite en trois niveaux : la diversité du vivant, la modification de l'homme et l'évolution de la vie.
La bibliothèque centrale comprend environ 200 000 livres modernes, 13 000 titres de périodiques, 105 000 imprimés anciens, 8000 manuscrits, des cartes, des estampes et un millier d'objets d'art.
Bref, de quoi avoir envie d'y aller !
15 mai 2006
fossiles
Ce sont des organismes disparus ayant laissé des traces de leur activité dans les terrains sédimentaires. Il peut s'agir d'ossements comme d'empreintes, de moules, d'activité chimique. Quand un fossile est recouvert par des sédiments, il subit des changements de pression et de température, ainsi que de circulation des fluides. Si ceux-ci ont une composition différente de celles du fossile, cela peut entraîner des modifications comme la dissolution d'une coquille. On appelle "fossile corporel" un lent phénomène de substitution de la composition originelle par une autre, ce qui préserve la mircostructure.
Pour que les fossiles existent, il faut qu'ils soient préservés. On connaît deux facteurs de destruction : les agents biologiques comme les bactéries et les agents atmosphériques comme l'oxygène.
En revanche, les facteurs favorables à la fossilisation sont :
a) un enfouissement rapide et abondant pour protéger le cadavre de la destruction par oxygène,
b) des catastrophes ( crues, avalanches ) qui apportent des sédiments en grande quantité et protègent l'organisme,
c) un glissement de terrain,
d) le mode de vie de l'organisme ( vivant dans un terrier, par exemple )
e) la nature chimique et le squelette de l'organisme.
Ensuite vient le travail de classification. Le paléontologue donne un nom au fossile. Il s'agit de la taxinomie. Si le fossile correspond à un organisme inconnu, alors le nom sera en rapport avec le Genre et l'espèce ; si le fossile correspond à un organisme déjà connu, alors il sera considéré de la même espèce selon ses critères morphologiques et ses paramètres ; si le fossile correspond à un élément d'un organisme, alors les paléontologues utilisent la parataxonomie c'est-à-dire une classification de divers éléments.
Le fossile livre beaucoup d'informations grâce à son position et son orientation. C'est pourquoi il est préférable de l'étudier tout d'abord sur place. La notion de transport est importante : si le fossile n'a pas été déplacé, c'est un autochtone ; s'il a été déplacé il est allochtone. Sa description passe par plusieurs points :
a) présence d'un organisme majoritaire,
b) la géométrie ( terrier, récifs...etc ),
c) les déformations techtoniques,
d) l'orientation,
e) critères de polarité pour savoir si le fossile a subi ou pas une inversion.
>> La paléoécologie : étude entre les organismes et leur environnement au cours des temps géologiques. Elle se fonde sur l'adaptation des organismes à leur milieu et sur l'actualisme, bien que les organismes puissent modifier le milieu de vie.
roches
La paleontologie trouve son sens grâce aux fossiles. Où se trouvent ces derniers ? Dans les couches géologiques, autrement dit les roches sédimentaires.
Les roches sont des matériaux formés à partir d'agrégats naturels comme les minéraux, les fossiles...etc. Elles peuvent être constituées d'une ou plusieurs espèces minérales. Deux sciences les étudient : la pétrographie ( description et analyse des roches ) et la pétrologie ( mécanisme de formation et de transformation des roches ).
On distingue trois genres de roches :
* magmatiques, formées par la solidification des magmas, divisées en deux sous-catégories à savoir les roches volcaniques et les roches plutoniques.
* sédimentaires, formées à la surface de la Terre ou dans les mers par l'accumulation en couches de matériaux sous l'action de l'eau et du vent. Elles constituent seulement 5 % du volume total de la croûte terrestre.
* métamorphiques, formées par déformation de roches sédimentaires sous l'action de la température et de la pression qui croissent dans la croûte terrestre ou au contact d'autres roches.
